Mame Coumba NDOYE et Mame Faty Mbengue en exemple

Par Abdoul Aziz THIOUB

 

Idrissa Thiaw

« Le rôle de la femme dans l’islam » tel est le thème de la conférence organisée par l’Association Ansar (Gueum Baye Laye) et animé par Idrissa Thiaw Lahi ibn Seydina Abdoulaye Thiaw Lahi, le vendredi 1er novembre 2013 à Cambérène. Le fils du Khalif des Layènes a rappelé la place de la femme dans la société. Et ce, avant et après l’avènement de l’islam.

Chez les arabes, a-t-il rappelé, la femme était traitée avec injustice. Ses droits étaient complètement bafoués. A l’époque, la femme constituait un poids dans la société. Les filles, en bas âge ou un peu plus grandes, étaient enterrées vivantes.

C’est l’islam qui a sorti la femme de l’injustice, de l’oppression et de l’asservissement. La religion musulmane lui a offert un rang noble qui n’a pas son équivalent dans les autres nations, qu’elle soit aussi bien mère, fille, épouse ou sœur.

Devant son auditoire, Idrissa Thiaw a pris en exemple Sokhna Coumba Ndoye, la Sainte mère de Seydina Limamou Lahi (PSL) et Sokhna Faty Mbengue, la Sainte mère de Seydina Issa Rohou Lahi (PSL)… mais aussi l’exemple des femmes de Cambérène qui se sont toujours engagées pour le développement du village. D’ailleurs, la mosquée de Cambérène a été réhabilitée grâce à leur mobilisation. C’est le cas également pour  la réhabilitation du mausolée de Seydina Issa Rohou Lahi (PSL) avec une importante somme d’argent qu’elles y ont injectée. En fin de compte, elles jouent un rôle essentiel dans la société et sont des références pour la nouvelle génération ; Idrissa Thiaw Lahi a ainsi insisté pour que les filles du village prennent ces femmes comme référence au lien d’en chercher d’autres.

Pour l’exemple de Mame Coumba Ndoye, Idrissa Thiaw Lahi a déclaré qu’elle aimait faire la cuisine et le fait qu’elle offrait constamment des repas était connu de tous. Aussi lui avait-on donné un surnom : « Coumba Djagata » (c’est-à-dire Coumba qui apporte). Elle était très généreuse et était une sainte qui connaissait toutes les formes de bienséance qui était moralement saine et qui connaissait les pratiques religieuses d’obligation divine (farata) et celles découlant de la tradition sunna). Elle aidait les femmes par ses bons conseils et n’empêchait pas ses voisines de se servir de ses ustensiles. Elle avait réuni en elle toutes les vertus.

Idrissa Thiaw Lahi a terminé par l’exemple de Mame Faty Mbengue qui, portant la foi en bandoulière, a accompagné Baay Laay pendant toutes les épreuves qu’il a subies durant sa mission, sans repos ni répit. C’est cette dame de haute facture spirituelle qui était la patronne de la cour de l’imam. Elle a accueilli, avec une générosité  innée tous les disciples de Seydina Limamou dans sa demeure, y compris ses nombreuses coépouses. Toute sa détermination était au service exclusif du Maître. Voilà la femme qui avait fait don de sa personne et de sa vie à Baay Laay. Elle doit servir d’exemple à toutes les femmes qui aspirent à réussir leur mort.

Paru en Janvier 2014 dans Waa SOODAAN N°1