Un modèle, une référence à suivre

Sokhna Maty Libasse est un exemple, une référence pour les jeunes générations. Tellement, elle n’a jamais lésiné sur les moyens pour la réussite des activités de la communauté. Et ce, quelle que soit la localité, elle a tout fait pour que les fidèles mangent à leur faim.

Ngakham Sokhna Maty Libasse 3

Libasse Ndiaye confirme et ajoute que Ya Maty n’avait pas son égal dans ce qu’elle faisait pour la réussite des activités. Même aujourd’hui qu’elle n’a plus ses moyens d’antan, elle fait des gestes remarquables. « Je fais partie des personnes à qui elle confiait des tâches pour la réussite des activités de la communauté.»

Journée mémorable pour Waa SOODAAN que ce dimanche 19 janvier 2014 quand nous avons fait, pour la première fois, face à cette légende de la communauté. Dans son salon, nous sommes avec Elhadji Seydina Diop, Libasse Ndiaye  et la dame Aminata Sène épouse de Ibrahima Diop Saer frère de Seydina Diop Saer. Assise à côté de Sokhna Maty Libasse, elle raconte :

« En compagnie de Baye Abdoulahi, Maty nous a amené partout, à Banjul, à Kagnabon, au Walo, à Gossas.Elle était la main de Baye Abdoulahi. Je me souviens que, quand nous sommes allés à Gossas, nous avons trouvé Baye Abdoulahi avec ses compagnons assis sur une natte. Serigne Ablaye demanda : «Maty, qu’est-ce que tu as amené ? J’ai amené un sac de riz, de l’huile, de la salade et d’autres produits.

Baye Abdoulahi Ngakham 3

Et toi, Sokhna Mary Hane de Cambérène? Des ustensiles de cuisine, répond cette dernière. Et Serigne Ablaye de dire que Sokhna Maty a remporté la palme puisqu’elle a amené avec elle ce qui va dans les ustensiles».

Son petit-fils Ousseynou Laye, fils de Libasse Diop son aîné, nous rejoint dans le salon et nous montre certaines photos de la Générale. Son autre fils, Abdoulaye Thiaw qui a séjourné pendant une trentaine d’années en France, nous reçoit et nous parle de l’engagement légendaire de sa maman..

L’une de ses filles, Sokhna Manatou, est une des épouses de Baye Abdoulahi. C’est d’ailleurs elle la mère de Cheikh Gallo Thiaw Lahi. Oumy Diop est également sa fille. Elle est à Cambérène.

A Yeumbeul, on se souvient encore de certaines des activités de Sokhna Maty Libasse. Une femme entreprenante, souligne Elhadji Seydina Diop. « Elle vendait du lait aux travaux communaux, à Dakar, où elle passait dès fois la journée. Elle a également servi comme matrone à la maternité de Yeumbeul. »

 Paru dans Waa SOODAAN N°2 du mois de mars 2014