Seydina NIANG : « C’est une journée dédiée à Seydina Issa »

 Propos recueillis par

Sélou Laye BA

 Seydina Niang est membre fondateur de Farlu Ci Diine Ji ansaarou lahi Université Seydina Issa Rouhou Lahi. La structure a été mise sur pied par Chérif Ousseynou Lahi après la 3ème édition de la commémoration de l’Appel de Seydina Limamou Lahi (PSL).

 

Waa SOODAAN : Seydina Niang, vous avez été proche de Chérif Ousseynou Lahi et membre de Farlu ci diiné ji (FCDJ). 

Seydina NIANG

Quelle signification donnez-vous à la célébration de l'Appel de la jeunesse?

 Seydina NIANG : Je suis membre fondateur de FCDJ et j'ai occupé le poste de secrétaire général dès sa création. Mais, je voudrais très brièvement, vous faire la genèse de l'Appel de la jeunesse.

Nous étions un groupe de jeunes, c'était vers les années 1987, qui avions l'habitude de fréquenter Cherif Ousseynou Lahi. Sans calcul, seules notre foi et notre détermination nous guidaient.

Ainsi, à l'approche de la célébration de l'Appel de Seydina Limamou Lahi (PSL), on s'était proposé de prendre en main l'organisation chez Cherif Ousseynou Lahi avec un très bon schéma, celui qui est toujours en cours. Mais, comme nous n'avions pas la possibilité de vivre les temps forts de l’événement à cause du travail qui nous obligeait de rester tout le temps à la maison pour la remettre en état, voir ce qu'il faut améliorer dans l'organisation, tenir des réunions de coordination, etc. Le premier week-end après l'Appel, on se retrouvait, la nuit, chez Chérif à Cambérène avec presque tous les membres, pour faire des projections vidéos sur l'Appel, prendre le thé ensemble avec Cherif, débattre jusqu'à 03h00 du matin.

Mais comme ça commençait à prendre de l'ampleur, on avait en accord avec le fils du Messie (PSL), décidé de l'organiser les après-midi jusqu'au jour où, le Khalife des layènes Seydina Mame Alassane Lahi et son porte-parole Seydina El Hadji Abdoulaye Thiaw Lahi sont venus par surprise, participer à l’événement. L'année suivante, on l'a organisé sur la route devant le domicile de Chérif avant qu'il ne soit délocalisé à Jamalahi devant le mausolée de Seydina Issa Rohou Lahi (PSL) sur ordre du Khalife Général Seydina Mame Alassane Lahi.

Vous avez sans doute compris, à travers ces souvenirs, que l'Appel de la jeunesse représente beaucoup pour moi, car non seulement c'est un honneur de mettre sur pied un événement d'une très grande dimension, la plus grande organisation de la communauté layène après l'Appel de Seydina Limamou Lahi (PSL), qui est aussi une journée dédiée à Seydina Issa Rohou Lahi (ASW). 

 WS : Que représentait l'appel pour Chérif Ousseynou Lahi ?

SN : Cherif Ousseynou Lahi était un grand homme, il ne prenait rien à la légère. Il avait l'habitude de clamer fort aux membres de FCDJ qu'il n'aimait pas le coup de foudre. Et que, ceux qui ne sont pas prêts à s'engager entièrement sont priés de rester à l'écart de l'organisation. Il préparait l'Appel de la jeunesse sur un an et n'attendait rien de personne, mais en donnant la possibilité à ceux qui voudrait participer le soin de le faire, mais sans tambours ni trompettes. Il n'a jamais envoyé de lettre de soutien.

N'oublions pas aussi que l'Appel de la jeunesse est dédiée à son vénéré père Seydina Issa Rohou Lahi (ASW). Donc, il ne pouvait pas rester indifférent à la réussite de sa célébration.

 WS : Quel souvenir gardez vous des messages que lançait le Docteur de la jeunesse?

SN : Des messages forts et constructifs qui avaient même poussé le Président de la République de l’époque Maître Abdoulaye Wade à lui envoyer une lettre de félicitations et d'encouragements. Dommage que le Sénégal n'a pas su profiter des sermons de Chérif qui d’ailleurs sont toujours d'actualité.

Chérif Ousseynou Lahi n'a jamais cessé, durant sa vie, de demander aux jeunes d'éviter l'oisiveté et d'éviter aussi d’être des complexés. Il disait qu'il n'y a pas de sots métiers et ce que les jeunes refusent de faire chez eux, ils le font à l'étranger. L'essentiel c'est de pouvoir gagner sa vie honnêtement. Cela veut tout dire...

Il a tout le temps exhorté les jeunes de ne pas s'attarder sur des détails et de se consacrer à l'essentiel, le travail et l'adoration de Dieu, l’entraide et la solidarité, d'éviter la médisance et la calomnie etc., car être layène est un comportement dixit Chérif Ousseynou Lahi.

Je prie Dieu Tout puissant de perpétuer ses œuvres.

Allahoumas sali ala Seydina Mouhamadine wassalim.

Paru en Janvier 2014 dans Waa SOODAAN N°1